Accueil des urgences

À leur arrivée, les patients sont auscultés par une infirmière d′accueil et orientés selon la gravité de leur cas dans l′une des trois zones des Urgences : la traumatologie (chirurgie), la zone d′examens et de soins (ZES) ou l′unité d′hospitalisation de courte durée (UHCD).

Découvrez le fonctionnement
des Urgences de Grenoble

Dorothée Ruiz, infirmière d′accueil

Isabelle Mignon, cadre de santé.

Pouvez-vous nous décrire les urgences médicales de l′hôpital ?

Elles concernent un public adulte. Nous recevons à la fois peu de cas très graves, car les malades en détresse vitale sont rapidement réorientés vers des services spécialisés, et peu de pathologies bénignes, traitées par les médecins traitants, en ville. Nous sommes un SAU (Service d′Accueil des Urgences), ce qui signifie que nous sommes généralistes : nous recevons tous types de pathologies et ne refusons personne.

Les urgences sont fréquemment montrées du doigt pour le temps d′attente des patients. Pourquoi la prise en charge est-elle si longue ?

Obtenir les résultats des examens, comme les prises de sang ou les imageries (radios et scanners), nécessite du temps. Les malades ont l′impression d′attendre beaucoup, mais s′ils ont les résultats de leur prise de sang en 3 heures, c′est déjà très rapide ! Parfois, je leur explique : « Vous avez fait tous ces examens en 8 heures ? C’est un miracle ! En ville, cela aurait pris beaucoup plus longtemps ! » Le problème, c′est que notre organisation n′est pas lisible pour les patients. Il n’est pas anormal d′attendre, même si ce n′est pas facile.
La deuxième difficulté concerne la fluidité. Nous avons du mal à orienter les patients déjà pris en charge et qui doivent être hospitalisés dans les autres services de l′hôpital, par manque de lits disponibles. Par conséquence, les sorties sont plus faibles que la masse des entrées et les services s’engorgent. La Zones d′Examens et de Soins (ZES) atteint des pics de 40 personnes alors qu′elle ne peut normalement en contenir que 25.